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Origine

Montreuil-sous-Bois tire son nom du latin monasteriolum, petit monastère ou petite église et de la proximité d’un grand bois (Vincennes).

Quatrième ville d’Ile-de-France par sa population avec près de 100 000 habitants, Montreuil se situe à 7,5 km du cœur de Paris, dans le département de la Seine-Saint-Denis.

Facilement accessible puisque desservi par un vaste réseau de transports en commun, routier et autoroutier, situé à proximité des deux aéroports parisiens, ce territoire d’une superficie de 892 ha se présente comme un véritable pôle attractif pour la population mais aussi pour les entreprises. Au fil des siècles, Montreuil a su se forger une identité, héritage d’un passé agricole et ouvrier parfois mouvementé.

Montreuil, terre du culte royal au moyen âge

Au fils des siècles, ce village ne va cesser de prendre de l’importance jusqu’à devenir au XIIème siècle, un lieu de prédilection pour le haut clergé et les puissants seigneurs. Son essor se concrétise par la construction de l’église Saint-Pierre-Saint-Paul qui devient l’église de la paroisse où le roi, la Cour et les Grands du royaume viennent faire leurs dévotions. De style gothique primitif, elle sert donc de lieu de culte pour la famille royale dont le manoir se trouve à Vincennes. Le roi Louis IX (Saint Louis) et sa mère Blanche de Castille viennent ainsi y faire leurs dévotions et le futur roi Charles V ainsi que sa première femme, Jeanne de Bourbon, y sont baptisés.

En raison de ses nombreuses sources, la ville a, dès 1360 et jusqu’à la révolution de 1789, la charge d’alimenter en eau le château de Vincennes. En échange, les montreuillois sont exemptés d’impôts, de taille et de corvées. Ces privilèges permettent un développement considérable de Montreuil mais le déclin s’amorce lorsqu’au XVIème, les rois de France délaissent Vincennes, pour Fontainebleau et Saint-Germain. La chapelle de la Pissotte à Vincennes qui se déclare paroisse en titre en 1667 porte un coup définitif au village.

A cet abandon s’ajoutent de nombreux conflits qui l’opposent aux intendants du roi. C’est pourquoi les habitants vont jusqu’à constituer leur paroisse en « municipalité » au cours du XVIIIème siècle. Mais la famine guette les 4000 habitants. La peste sévit, les récoltes sont détruites, la misère croît. Le Baron de Buzenval profitant de la détresse des paysans rachète à prix dérisoires leurs maigres lopins de terres. Puis, arrive le grand jour : le 14 juillet 1789 et la prise de la Bastille à laquelle un détachement de Montreuillois participe.

Murs à pêches

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La longue tradition agricole et horticole, qui a fait les heures de gloire de Montreuil, est encore largement visible sur certains sites de la ville. Parmi eux, les murs à pêches, qui restent les témoins d’une époque florissante, et dont 8,5 ha sur 38 ont été classés. Voulu par la ville, ce classement permet une préservation du paysage tout en favorisant un développement équilibré et maîtrisé de l’habitat entre les murs et l’activité économique.

Murs à pêches (XVIIe – XIXe).

1280px-Murpêche1Quartier des rues Saint-Antoine et Saint-Just.Hauts de 2,70 mètres, épais de 80 centimètres et surmontés d’un chaperon de tuiles ou de plâtre, ces murs sont orientés nord-sud afin que l’une de ses faces soit en permanence exposée au soleil. Les pêchers sont ensuite greffés sur des « francs », arbres sauvages et résistants, ou sur des abricotiers le long des murs. A Montreuil, sur des terrains de faible qualité, chaque pêcher produisait entre 200 et 500 pêches par saison. Jusqu’à 400 variétés, répondant aux doux noms de la « Grosse Mignonne », « la Belle Impériale », « la Galande », « le Téton de Vénusé… ont été denombrées. Conséquence, ces fruits sont restés les « pêchers mignons » de nombreux consommateurs, avant d’être concurrencés par les pêches méridionales.

Pour de plus amples renseignements, vous pouvez visiter www.destinationmontreuil.fr